Juste avant d’arriver chez mon couchsurfeur vers Houma, dans le sud de la Louisiane, je m’étais dit que, probablement, les gens qui participaient à ce réseau d’accueil de voyageurs du monde entier ne devaient pas trop être attirés par Trump… Erreur.

T., 28 ans, ingénieur, va voter Trump le 8 novembre prochain. Petit florilège de ses meilleures remarques

   « – Tu as habité au Liban? C’était avant ou après la chute de Kadhafi?
– Après, mais c’est au Liban que j’ai habité, pas en Libye.
-Oh, je vois, alors c’était avant ou après le début de la guerre? »

   « En Suède, des citoyens ont été chassés de chez eux pour que des migrants puissent occuper leurs appartements. Et il y  a des no-go zones où on ne peut pas aller car les migrants sont trop violents. Si si, je t’assure, je l’ai lu quelque part. »

     « C’est Hillary Clinton qui a commencé la crise des migrants. Elle était en Libye et a utilisé son téléphone personnel là-bas au lieu d’un téléphone secret, et du coup ça a donné l’information de géolocalisation de quelqu’un, alors qu’il fallait pas dire où il était. » (sic.)

     « -J’aimerais bien habiter en Arizona.
-C’est où exactement sur la carte?
-Je sais pas. »

Je suis dépitée, pas tant par ses choix politiques, chacun fait bien ce qu’il veut, que par son manque de connaissances, surtout quand on sait que c’est un ingénieur, intéressé par la philosophie et ouvert aux étrangers en voyage dans son pays.

Publicités