Plus de deux mois après mon retour de Birmanie, me revoilà. Avec des liens vers le fruit de ce travail de terrain de cinq semaines. Tous les reportages n’ont pas encore été diffusés, mais voici une petite sélection :

Reportage aux alentours de la plus grande mine de cuivre du pays, où se trame une catastrophe environnementale et sociale. Pour la RTS.

Avec les skateurs de Rangoun, sur le Mouv.

Portrait d’une activiste Rohingya pour Les Terriennes.

Sur le plan professionnel, le pari birman a été un vrai succès. Partie en n’ayant quasiment rien pré-vendu, j’ai pu publier des sujets longs et couvrir les élections, collaborant ainsi pour une petite dizaine de médias.

Mais sur le plan personnel, le voyage aura eu son lot de péripéties : micro cassé, racheté à prix d’or, fixeuse, puis monteur, qui annulent au dernier moment alors que les deadlines étaient serrées, passage à l’hôpital, route effondrée qu’il aura fallu reconstruire nous même dans la boue et sous la pluie, conditions d’hygiène déplorables, hôtels miteux – budget freelance oblige. Malgré la beauté des paysages et la gentillesse hors pair des Birmans (ils seraient d’ailleurs le peuple le plus généreux au monde), je n’étais pas fâchée de rentrer. Avec dans mes bagages, un souvenir assez spécial : des bactéries birmanes qui m’ont forcé ces deux mois à lever le pied sur les projets freelance, privilégiant le repos et les boulots alimentaires sécurisants. Jusqu’à quand aurais-je envie de faire du terrain «low cost», où j’avance tous les frais, sans certitude de vendre? On verra. Les idées pour 2016 ne manquent pas, le temps d’une petite pause je reviendrai avec plein de nouveaux projets. Et peut-être cette fois financés par d’autres biais que mes économies, il est bien permis de rêver en ce début d’année.

Anaïs Renevier

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