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Anaïs Renevier – Journaliste

Correspondances du coin de la rue au bout du monde.

Mois

juillet 2013

LIBAN – IRINNEWS : Les enfants syriens, une génération perdue?

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Sur cette photo prise par Moustafa Cheaiteli, des dessins d’enfants Syriens quelques jours après leur arrivée au Liban.

Nous sommes allées rencontrés plusieurs de ces enfants dans le camp palestinien de Chatila, voici leur histoire (en anglais)

Autre enfant, autre souffrance, le portrait vidéo de la petite Nawal, paralysée par un éclat d’obus, pour TV5 Monde.

Sur tous ces visages, un point commun : un grand sourire. Un sourire d’espoir.

LIBAN – Billet : L’été beyrouthin

L’été nous est tombé dessus sans prévenir. Je crois qu’à cet instant, Mélanie regardait la mer en se demandant comment elle allait quitter sa vie grise pour s’installer ici, après l’été. Elle était happée par les illusions de liberté de Beyrouth.

Alors le ciel a dit qu’il allait arrêter de pleurer, il nous réchaufferait le jour, et nous plomberait à la nuit tombée à ne plus savoir comment le regarder.

Le soleil nous a invité à la baignade. L’eau était froide et dégueulasse. On y a trempé nos pieds dorés, on y a dansé. L’air se réchauffait salement. Les snipers ont repris leur valse routinière à Tripoli. La pluie de roquettes s’est intensifiée à la lisère des pays frères.

Et tout à coup, Beyrouth. Un matin, elle s’est réveillée en pleurant, deux roquettes logées dans le Sud de ses courbes. Elle avait de la fièvre. On ne pouvait pas respirer, on ne pouvait pas circuler. On a fait semblant de prendre un jour de congé et de la laisser se reposer. Au dessus de ma chaise longue, une dizaine d’hélicoptères ont survolé la côte. Un signe d’alerte, une interdiction au repos. Beyrouth avait le cœur gros. Elle a pleuré une deuxième fois quelques jours plus tard. On étouffait encore. Le ciel moite puait le pneu brûlé. Dahie avait encore explosé, un peu plus violemment cette fois. Le quartier suintait le sang et la sueur. C’était le dernier jour à asphyxier? Le dernier soir à regarder les vagues et la lune bercée par la brise, en tout cas. Le Ramadan est arrivé le lendemain, l’air de rien.

Depuis on observe Beyrouth la lascive. Elle reprend son souffle, et transpire à grosses gouttes, des flots qui se déversent dans la mer. Et certains matins, Beyrouth vous fait la gueule, vous enveloppe de la moiteur étouffante d’un ramadan d’été, vous rappelle le nom d’un être aimé reparti en Syrie. Il est reparti, lui et ses centaines de compatriotes. Le Liban n’avait plus rien à leur offrir. L’être aimé se conjugue en une centaine de visages. L’un d’eux a perdu son travail. Dignement. Il m’a dit «je crois que Dieu veut qu’on souffre et qu’on meurt». Il a erré, puis n’a rien trouvé de plus alléchant que la misère de la guerre, dans son pays. Ils sont repartis, ces Syriens trop mal aimés, sous des bombes, ils auront peut-être un toit. Mais au moins ils auront un peu d’amour, pas comme à Beyrouth, dans cet été suintant. Heureusement que le soleil tape fort cet été, comme ça derrière nos lunettes de soleil indécemment provocantes, on peut s’abandonner à un torrent de perles. C’est ce que Beyrouth vous invite à faire en les regardant partir.

Et puis, une robe à fleurs, un verre de vin presque en diamant, les potins bien contés d’une amie faussement russe, et soudain oui Beyrouth vous invite à danser, à une balade en voilier, à une déclaration d’amour en forme de Baklavas. Ils ont un goût de Syrie, sur un air de swing, Beyrouth putin et séraphine des caprices de mon cœur m’a glissé à l’oreille : «il fait chaud. Et l’été ne fait que commencer.»

20130728-232601.jpgEn équilibre, l’instant d’une seconde, à quelques kilomètres au sud de Tripoli. Quelques minutes avant la fin du jeune du Ramadan. Le temps en suspens.

LIBAN – TV5 MONDE : Les enfants syriens, premières victimes du conflit

Leïla Zerrrougui, représentante spéciale de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, revient de Syrie. Elle tire la sonnette d’alarme. Les enfants sont en première ligne dans la guerre, victimes des deux parties.du conflit. Rencontre au Liban avec une jeune victime, paralysée par un éclat d’obus à Yabroud.

LIBAN – Photo : Beyrouth, lunaire

Quelques heures après un attentat. Quelques jours avant un nouvel assassinat. Loin du tumulte, Beyrouth reste lunaire, presque timide, effacée. Ses gratte-ciels a l’abri de dunes de fortune, qui tentent de résister à la tempête qui s’approche. La ville reprend son souffle, et se fatigue.

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LIBAN – Photos : Appel au calme dans la banlieue sud de Beyrouth

Quelques heures après l’attentat à la voiture piégée dans la banlieue Sud de Beyrouth, les habitants du quartier et figures religieuses locales appellent au calme, et à l’apaisement des tensions communautaires. Quelques images de la déflagration ici. 

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Depuis une semaine, des combats font rage à Tripoli entre Libanais pro et anti Al Assad. Les violences ne s’atténuent pas, les combattants du quartier sunnite de Bab el Tabbaneh ont encerclé le quartier alaouite de Jabel Mohsen, et se disent prêts à combattre encore longtemps, à Tripoli et même en Syrie. L’armée libanaise s’est déployée, mais ne parvient pas à contenir les violences. Portraits de combattants du quartier.

Le reportage a également été diffusé sur TV5 Monde et mis en ligne indépendamment (sans habillage) ici : https://vimeo.com/69687373

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